Droit pénal des affaires

Enquête, perquisition, garde à vue, mise en examen, procès : le cabinet défend dirigeants et entreprises en droit pénal des affaires, dès le premier acte.

Comment nous agissons ?
Enquêtes préliminaires et enquêtes du PNF

Le cabinet assiste dirigeants et entreprises dès l’ouverture d’une enquête, qu’elle soit conduite par le parquet local, un pôle économique et financier ou le parquet national financier. Il analyse le cadre de la procédure, prépare les auditions et détermine ce qui doit être remis aux enquêteurs, et dans quelles conditions.

Garde à vue et audition libre des dirigeants

Un avocat du cabinet se déplace pour l’entretien confidentiel puis assiste aux auditions. Il veille au respect des droits notifiés, au droit de se taire et à la cohérence des déclarations avec la défense de l’entreprise.

Perquisitions et saisies en entreprise

Présence sur place lorsque c’est possible, protection des correspondances couvertes par le secret professionnel, contrôle de l’inventaire et des scellés, puis contestation des saisies qui excèdent le cadre fixé par le magistrat.

Instruction et mise en examen

Demande du statut de témoin assisté, accès au dossier, demandes d’actes, requêtes en nullité dans des délais désormais plus courts, contestation du contrôle judiciaire et des saisies pénales.

Procès correctionnel et appel

Préparation du dossier, des témoins et des éléments de personnalité, puis défense devant le tribunal correctionnel et la cour d’appel. Dans les dossiers exposés, la stratégie d’audience intègre la dimension médiatique.

Entreprises : CJIP, conformité et enquêtes internes

Lorsque la responsabilité de la société est recherchée, le cabinet négocie le cas échéant une convention judiciaire d’intérêt public, coordonne cette défense avec celle des dirigeants et conduit les enquêtes internes qui permettent d’établir les faits.

Quand consulter un avocat en droit pénal des affaires ?

Le plus tôt possible : dès qu’un acte d’enquête vise l’entreprise ou l’un de ses dirigeants, et souvent avant. Ces situations justifient un appel le jour même :

  • une convocation pour audition, libre ou en garde à vue ;
  • une perquisition, une réquisition de documents ou une demande d’accès aux données informatiques ;
  • la mise en cause d’un dirigeant, d’un salarié, d’un associé ou d’un partenaire ;
  • un signalement interne visant des faits susceptibles de constituer une infraction ;
  • un contrôle fiscal ou douanier dont les conclusions pourraient être transmises au parquet ;
  • une proposition de convention judiciaire d’intérêt public ou de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ;
  • une plainte annoncée ou un article de presse en préparation.

En cas de garde à vue ou de perquisition, le cabinet est joignable 24h/24 et 7j/7 sur WhatsApp, depuis le bouton « Urgence pénale » du site. Le rôle de l’avocat ne se limite pas à l’audience. Il qualifie la procédure en cours, fixe ce qui peut être dit et remis, coordonne la défense des personnes avec celle de l’entreprise et prépare les contestations qui ne pourront plus être soulevées plus tard.

Les premières quarante-huit heures

Les décisions prises au début d’une enquête engagent toute la suite. Notre intervention suit un ordre constant.

  1. Qualifier le cadre : enquête préliminaire, flagrance ou information judiciaire, qualification notifiée, service enquêteur et magistrat compétent.
  2. Assister les personnes entendues. En garde à vue, l’avocat s’entretient trente minutes avec la personne, de façon confidentielle, puis l’assiste lors des auditions (art. 63-4 CPP). En audition libre, la personne peut quitter les lieux à tout moment et se faire assister d’un avocat si l’infraction est punie d’emprisonnement (art. 61-1 CPP).
  3. Protéger les documents : correspondances avec les avocats, pièces couvertes par le secret, données des salariés ; contrôle des scellés et de l’inventaire.
  4. Séparer les défenses lorsque les intérêts de l’entreprise, des dirigeants et des salariés divergent.
  5. Aligner la communication : message interne, réponse à la presse, information des partenaires et des commissaires aux comptes, sans contredire la défense.

Infractions et peines encourues

Le tableau donne les peines maximales encourues par une personne physique. Pour une société, l’amende maximale est multipliée par cinq (art. 131-38 du code pénal).

InfractionTextePeine maximale
Abus de biens sociauxL. 241-3 (SARL) et L. 242-6 (SA) du code de commerce5 ans et 375 000 € ; 7 ans et 500 000 € avec des comptes ou des structures à l’étranger
Abus de confianceart. 314-1 du code pénal5 ans et 375 000 €
Escroquerieart. 313-1 du code pénal5 ans et 375 000 €
Corruption active d’un agent publicart. 433-1 du code pénal10 ans et 1 000 000 €, ou le double du produit de l’infraction
Corruption privée activeart. 445-1 du code pénal5 ans et 500 000 €, ou le double du produit
Trafic d’influence commis par un particulierart. 433-2 du code pénal5 ans et 500 000 €, ou le double du produit
Fraude fiscaleart. 1741 du code général des impôts5 ans et 500 000 €, ou le double du produit ; 7 ans et 3 000 000 € en cas de circonstance aggravante
Blanchimentart. 324-1 et 324-2 du code pénal5 ans et 375 000 € ; 10 ans et 750 000 € s’il est habituel, professionnel ou commis en bande organisée

S’y ajoutent des peines complémentaires, dont l’interdiction des droits civiques, civils et de famille.

Prescription : un délai qui peut être reporté

Les délits se prescrivent par six ans à compter des faits (art. 8 CPP). Pour une infraction occulte ou dissimulée, le délai ne court qu’à partir de sa découverte, dans la limite de douze ans après les faits (art. 9-1 CPP). La loi répute le blanchiment occulte (art. 324-1 du code pénal).

Entreprise et dirigeants : deux défenses à coordonner

Une société répond pénalement des infractions commises pour son compte par ses organes ou représentants, sans que cela exonère les personnes physiques (art. 121-2 du code pénal).

Pour la corruption, le trafic d’influence, la fraude fiscale et leur blanchiment, le parquet peut proposer à la société une convention judiciaire d’intérêt public. Elle peut prévoir une amende plafonnée à 30 % du chiffre d’affaires annuel moyen et un programme de conformité de trois ans au plus sous le contrôle de l’Agence française anticorruption. Elle n’emporte pas déclaration de culpabilité et n’est pas inscrite au bulletin n° 1 du casier judiciaire (art. 41-1-2 CPP).

Les dirigeants restent personnellement exposés : la loi prévoit qu’ils peuvent se faire assister d’un avocat avant de donner leur accord à la convention. Lorsque les intérêts de la société et ceux d’un dirigeant peuvent diverger, nous recommandons des avocats distincts, qui travaillent en coordination.

Notre approche

« Dans un dossier pénal des affaires, les décisions des premiers jours (se présenter ou non à une convocation, ce que l’on remet, ce que l’on dit en interne) pèsent souvent davantage que la plaidoirie finale. »

Antonin Gravelin-Rodriguez, avocat associé.

Reconnaissance

Joshua Société d’Avocats figure au classement Décideurs / Leaders League 2026 en droit pénal des affaires, au niveau « Pratique réputée », et au palmarès des cabinets d’avocats du Point en 2025 et en 2026, notamment en droit pénal des affaires et en compliance. Deux de ses associés, Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens, ont été élus Secrétaires de la Conférence du barreau de Paris. Les dossiers suivis par le cabinet sont relayés par la presse nationale : voir la page Presse.

Pour aller plus loin

FAQ

Questions fréquentes

Les réponses aux questions que nous posent le plus souvent nos clients dans ce domaine.

Faut-il se rendre à une convocation pour une audition libre ?

Oui, mais jamais sans préparation. La personne est entendue comme suspecte : elle peut quitter les lieux à tout moment, garder le silence et, si l’infraction est punie d’emprisonnement, être assistée d’un avocat (art. 61-1 CPP). Ne pas répondre expose à une comparution par la force publique, sur autorisation du procureur (art. 78 CPP).

Que faire si les enquêteurs se présentent pour une perquisition ?

Appeler l’avocat immédiatement et désigner un interlocuteur unique. Ne pas s’opposer, ne rien détruire, ne pas commenter les faits. Signaler les documents couverts par le secret professionnel de l’avocat, puis relire le procès-verbal et l’inventaire des scellés avant de signer.

L’entreprise et son dirigeant peuvent-ils avoir le même avocat ?

Tant que leurs intérêts concordent, oui. Dès qu’un conflit apparaît, par exemple si la société envisage de se constituer partie civile contre son dirigeant, ou si chacun peut imputer les faits à l’autre, un même avocat ne peut plus les défendre ensemble. Le cabinet examine ce point dès la première réunion.

Qu’est-ce qu’une convention judiciaire d’intérêt public ?

Un accord proposé par le parquet à une société mise en cause, notamment pour corruption, trafic d’influence ou fraude fiscale. Validé en audience publique par le président du tribunal judiciaire, il éteint l’action publique une fois exécuté, sans déclaration de culpabilité. Il ne protège pas les dirigeants à titre personnel.

Combien de temps après les faits peut-on être poursuivi ?

Six ans pour un délit, vingt ans pour un crime (art. 7 et 8 CPP). Pour les infractions occultes ou dissimulées, fréquentes en matière économique, le délai part de leur découverte, dans la limite de douze ans après les faits pour un délit.

Une question, une urgence ou un besoin d’accompagnement ? Contactez le cabinet pour échanger avec un avocat.
Urgence pénale 24h/24 : écrire sur WhatsApp à Maître Gravelin-Rodriguez, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7