Enquête, perquisition, garde à vue, mise en examen, procès : le cabinet défend dirigeants et entreprises en droit pénal des affaires, dès le premier acte.
Le plus tôt possible : dès qu’un acte d’enquête vise l’entreprise ou l’un de ses dirigeants, et souvent avant. Ces situations justifient un appel le jour même :
En cas de garde à vue ou de perquisition, le cabinet est joignable 24h/24 et 7j/7 sur WhatsApp, depuis le bouton « Urgence pénale » du site. Le rôle de l’avocat ne se limite pas à l’audience. Il qualifie la procédure en cours, fixe ce qui peut être dit et remis, coordonne la défense des personnes avec celle de l’entreprise et prépare les contestations qui ne pourront plus être soulevées plus tard.
Les décisions prises au début d’une enquête engagent toute la suite. Notre intervention suit un ordre constant.
Le tableau donne les peines maximales encourues par une personne physique. Pour une société, l’amende maximale est multipliée par cinq (art. 131-38 du code pénal).
| Infraction | Texte | Peine maximale |
|---|---|---|
| Abus de biens sociaux | L. 241-3 (SARL) et L. 242-6 (SA) du code de commerce | 5 ans et 375 000 € ; 7 ans et 500 000 € avec des comptes ou des structures à l’étranger |
| Abus de confiance | art. 314-1 du code pénal | 5 ans et 375 000 € |
| Escroquerie | art. 313-1 du code pénal | 5 ans et 375 000 € |
| Corruption active d’un agent public | art. 433-1 du code pénal | 10 ans et 1 000 000 €, ou le double du produit de l’infraction |
| Corruption privée active | art. 445-1 du code pénal | 5 ans et 500 000 €, ou le double du produit |
| Trafic d’influence commis par un particulier | art. 433-2 du code pénal | 5 ans et 500 000 €, ou le double du produit |
| Fraude fiscale | art. 1741 du code général des impôts | 5 ans et 500 000 €, ou le double du produit ; 7 ans et 3 000 000 € en cas de circonstance aggravante |
| Blanchiment | art. 324-1 et 324-2 du code pénal | 5 ans et 375 000 € ; 10 ans et 750 000 € s’il est habituel, professionnel ou commis en bande organisée |
S’y ajoutent des peines complémentaires, dont l’interdiction des droits civiques, civils et de famille.
Les délits se prescrivent par six ans à compter des faits (art. 8 CPP). Pour une infraction occulte ou dissimulée, le délai ne court qu’à partir de sa découverte, dans la limite de douze ans après les faits (art. 9-1 CPP). La loi répute le blanchiment occulte (art. 324-1 du code pénal).
Une société répond pénalement des infractions commises pour son compte par ses organes ou représentants, sans que cela exonère les personnes physiques (art. 121-2 du code pénal).
Pour la corruption, le trafic d’influence, la fraude fiscale et leur blanchiment, le parquet peut proposer à la société une convention judiciaire d’intérêt public. Elle peut prévoir une amende plafonnée à 30 % du chiffre d’affaires annuel moyen et un programme de conformité de trois ans au plus sous le contrôle de l’Agence française anticorruption. Elle n’emporte pas déclaration de culpabilité et n’est pas inscrite au bulletin n° 1 du casier judiciaire (art. 41-1-2 CPP).
Les dirigeants restent personnellement exposés : la loi prévoit qu’ils peuvent se faire assister d’un avocat avant de donner leur accord à la convention. Lorsque les intérêts de la société et ceux d’un dirigeant peuvent diverger, nous recommandons des avocats distincts, qui travaillent en coordination.
« Dans un dossier pénal des affaires, les décisions des premiers jours (se présenter ou non à une convocation, ce que l’on remet, ce que l’on dit en interne) pèsent souvent davantage que la plaidoirie finale. »
Antonin Gravelin-Rodriguez, avocat associé.
Joshua Société d’Avocats figure au classement Décideurs / Leaders League 2026 en droit pénal des affaires, au niveau « Pratique réputée », et au palmarès des cabinets d’avocats du Point en 2025 et en 2026, notamment en droit pénal des affaires et en compliance. Deux de ses associés, Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens, ont été élus Secrétaires de la Conférence du barreau de Paris. Les dossiers suivis par le cabinet sont relayés par la presse nationale : voir la page Presse.
Les réponses aux questions que nous posent le plus souvent nos clients dans ce domaine.
Oui, mais jamais sans préparation. La personne est entendue comme suspecte : elle peut quitter les lieux à tout moment, garder le silence et, si l’infraction est punie d’emprisonnement, être assistée d’un avocat (art. 61-1 CPP). Ne pas répondre expose à une comparution par la force publique, sur autorisation du procureur (art. 78 CPP).
Appeler l’avocat immédiatement et désigner un interlocuteur unique. Ne pas s’opposer, ne rien détruire, ne pas commenter les faits. Signaler les documents couverts par le secret professionnel de l’avocat, puis relire le procès-verbal et l’inventaire des scellés avant de signer.
Tant que leurs intérêts concordent, oui. Dès qu’un conflit apparaît, par exemple si la société envisage de se constituer partie civile contre son dirigeant, ou si chacun peut imputer les faits à l’autre, un même avocat ne peut plus les défendre ensemble. Le cabinet examine ce point dès la première réunion.
Un accord proposé par le parquet à une société mise en cause, notamment pour corruption, trafic d’influence ou fraude fiscale. Validé en audience publique par le président du tribunal judiciaire, il éteint l’action publique une fois exécuté, sans déclaration de culpabilité. Il ne protège pas les dirigeants à titre personnel.
Six ans pour un délit, vingt ans pour un crime (art. 7 et 8 CPP). Pour les infractions occultes ou dissimulées, fréquentes en matière économique, le délai part de leur découverte, dans la limite de douze ans après les faits pour un délit.
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