Droit pénal général et défense pénale

Garde à vue, mise en examen, détention, procès, aménagement de peine, dommage corporel : défense pénale à Paris, urgence 24h/24 sur WhatsApp.

Comment nous agissons ?
Garde à vue et audition libre

Joignable 24h/24 et 7j/7 sur WhatsApp. Entretien confidentiel avec la personne gardée à vue, assistance lors des auditions et confrontations, observations écrites jointes à la procédure, puis préparation de la suite : convocation, déferrement ou remise en liberté.

Instruction : mise en examen et témoin assisté

Assistance à l’interrogatoire de première comparution, choix entre le silence et des déclarations, demandes d’actes et d’expertises, requêtes en nullité, recours devant la chambre de l’instruction.

Détention provisoire et contrôle judiciaire

Débat devant le juge des libertés et de la détention, propositions d’alternatives (contrôle judiciaire, assignation à résidence sous surveillance électronique), demandes de mise en liberté et appels.

Audiences correctionnelles et criminelles

Comparution immédiate, tribunal correctionnel, cour criminelle départementale et cour d’assises : préparation des garanties et du dossier, défense sur les faits et sur la peine, en premier ressort comme en appel, pour les prévenus, les accusés et les parties civiles.

Exécution et aménagement des peines

Demandes d’aménagement devant le juge de l’application des peines (détention à domicile sous surveillance électronique, semi-liberté, placement à l’extérieur), fractionnement ou suspension de peine, libération conditionnelle, recours devant la chambre de l’application des peines.

Victimes, parties civiles et dommage corporel

Plainte, plainte avec constitution de partie civile ou citation directe, assistance lors des auditions et à l’audience, expertise médicale et indemnisation du dommage corporel, devant le tribunal ou la commission d’indemnisation des victimes d’infractions.

Quand appeler un avocat pénaliste ?

Dès le premier acte de procédure, et non à la veille de l’audience. Ces situations justifient un appel immédiat :

  • un proche est placé en garde à vue ;
  • vous êtes convoqué par la police ou la gendarmerie, comme suspect ou comme témoin ;
  • vous recevez une convocation d’un juge d’instruction ou une citation devant un tribunal ;
  • votre domicile fait l’objet d’une perquisition ;
  • vous êtes victime d’une infraction et souhaitez porter plainte ;
  • vous venez d’être condamné et le délai d’appel court.

Garde à vue : ce qui se joue dans les premières heures

La garde à vue dure vingt-quatre heures au plus. Elle peut être prolongée une fois de vingt-quatre heures, sur autorisation écrite du procureur, si l’infraction est punie d’au moins un an d’emprisonnement (art. 63 CPP). Des régimes dérogatoires permettent des durées plus longues, notamment en matière de criminalité organisée.

Quatre règles pratiques :

  • La personne peut demander un avocat dès le début de la mesure, puis à tout moment (art. 63-3-1 CPP).
  • Le proche prévenu de la garde à vue peut désigner l’avocat, mais la personne gardée à vue doit confirmer ce choix. Mieux vaut que vos proches connaissent le nom de votre avocat avant d’en avoir besoin.
  • Si l’avocat choisi ne peut être joint ou ne peut se présenter dans les deux heures, un avocat commis d’office est désigné (même article).
  • L’entretien confidentiel dure trente minutes. Il peut être renouvelé au début de la prolongation (art. 63-4 CPP). Après chaque audition, l’avocat peut poser des questions et déposer des observations écrites, jointes à la procédure (art. 63-4-3 CPP).

Après la garde à vue : les suites possibles

SuiteCe qu’elle signifieCe que fait l’avocat
Classement ou mesure alternativePas de procès, ou une mesure comme un stage ou une composition pénaleVérifie que la mesure proposée est adaptée et en mesure les conséquences
Convocation devant le tribunalProcès à une date fixéeObtient le dossier, prépare la défense et les pièces de personnalité
Comparution immédiateJugement le jour même, après déferrementSi le prévenu refuse d’être jugé immédiatement, le procès est renvoyé entre quatre et dix semaines (art. 397-1 CPP) ; l’avocat plaide alors contre la détention dans l’intervalle
Ouverture d’une information judiciairePrésentation à un juge d’instructionDéfend le statut de témoin assisté plutôt que la mise en examen, et s’oppose à la détention provisoire

Instruction : témoin assisté ou mis en examen

Le juge d’instruction ne peut mettre en examen qu’une personne contre laquelle existent des indices graves ou concordants. Lorsque ces indices font défaut, elle ne peut être entendue que comme témoin assisté, statut plus protecteur. Le calendrier est désormais serré : depuis le 23 octobre 2026, les nullités doivent être soulevées dans un délai de quatre mois. Ce délai part de la remise du dossier à l’avocat si la copie a été demandée dans les sept jours francs suivant la mise en examen, sinon de la mise en examen elle-même (art. 173-1 CPP). Demander le dossier dès la première semaine est donc un réflexe. Notre article sur les nouveaux délais de nullité détaille ce calendrier.

Détention provisoire et libertés

La détention provisoire n’est possible que si elle est l’unique moyen d’atteindre l’un des objectifs fixés par la loi (conserver les preuves, empêcher des pressions, garantir la représentation…) et si un contrôle judiciaire ou une assignation à résidence sous surveillance électronique ne suffit pas (art. 144 CPP). La défense prépare donc des garanties concrètes : hébergement, emploi, obligations proposées.

Une demande de mise en liberté peut être présentée à tout moment, mais elle est irrecevable tant qu’une précédente demande ou un recours contre le placement n’a pas été définitivement tranché (art. 148 CPP). Le choix du moment fait partie de la stratégie.

Qui juge, et dans quels délais contester

Les délits relèvent du tribunal correctionnel. Les crimes punis de quinze ou vingt ans de réclusion, commis par des majeurs, sont jugés en premier ressort par la cour criminelle départementale, qui siège sans jury populaire (art. 380-16 CPP). Les autres crimes relèvent de la cour d’assises, avec un jury, qui examine aussi les appels (art. 380-21 CPP).

Les délais de recours sont brefs. L’appel d’un jugement correctionnel se forme dans les dix jours de son prononcé (art. 498 CPP). Le pourvoi en cassation, dans les dix jours francs (art. 568 CPP). Un délai manqué ne se rattrape pas.

Après la condamnation : exécuter et aménager la peine

Une peine d’emprisonnement ferme ne conduit pas toujours en prison. Inférieure ou égale à six mois, elle doit en principe être aménagée ; au-delà, elle doit l’être si la personnalité et la situation du condamné le permettent (art. 132-19 du code pénal). Les aménagements possibles : détention à domicile sous surveillance électronique, semi-liberté, placement à l’extérieur, fractionnement ou suspension de la peine, libération conditionnelle.

Lorsque le tribunal n’a pas décerné de mandat de dépôt et que la peine ne dépasse pas un an, le condamné libre est convoqué devant le juge de l’application des peines, puis devant le service pénitentiaire d’insertion et de probation, pour fixer les modalités d’exécution (art. 723-15 CPP). L’avocat prépare ce rendez-vous : emploi, hébergement, soins, indemnisation des victimes. Ce sont ces éléments concrets qui emportent la décision. Pour les peines plus longues, il prépare les demandes d’aménagement et de libération conditionnelle et assiste le condamné lors des débats.

Victimes : plainte, partie civile et réparation du dommage corporel

Une victime peut porter plainte auprès des services d’enquête ou du procureur. Si le parquet classe l’affaire ou ne répond pas dans les trois mois, elle peut saisir un juge d’instruction par une plainte avec constitution de partie civile ; ce préalable ne s’applique pas aux crimes ni aux délits de presse (art. 85 CPP). L’avocat rédige la plainte, rassemble les preuves et chiffre le préjudice.

Lorsque l’infraction a causé un dommage corporel, l’avocat organise l’expertise médicale, chiffre chaque poste de préjudice et en demande la réparation devant la juridiction pénale ou devant la commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI). La CIVI accorde une réparation intégrale notamment lorsque les faits ont entraîné la mort, une incapacité permanente ou une incapacité totale de travail d’au moins un mois, ou en cas de violences sexuelles (art. 706-3 CPP).

Délais de prescription

InfractionDélai pour engager des poursuitesTexte
Crime20 ans à compter des faitsart. 7 CPP
Délit6 ans à compter des faitsart. 8 CPP
Crimes sexuels et certains crimes violents (art. 706-47 CPP) commis sur un mineur30 ans à compter de la majorité de la victimeart. 7 CPP
Infraction occulte ou dissimuléeÀ compter de sa découverte, dans la limite de 12 ans (délit) ou 30 ans (crime) après les faitsart. 9-1 CPP

Notre approche

« En défense pénale, l’issue d’un dossier se prépare bien avant l’audience : dans les questions posées en garde à vue, les actes demandés au juge, les nullités soulevées à temps. »

Julien Roelens, avocat associé.

Reconnaissance

Le cabinet figure au palmarès des cabinets d’avocats du Point en 2025 et en 2026, en droit pénal, droit pénal des affaires, droit du numérique et compliance. Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens ont été élus Secrétaires de la Conférence du barreau de Paris, concours d’éloquence qui distingue douze avocats chaque année. Antonin Gravelin-Rodriguez est membre de l’Association des avocats pénalistes (ADAP). Les dossiers pénaux suivis par le cabinet sont relayés par la presse nationale : voir la page Presse.

Pour aller plus loin

FAQ

Questions fréquentes

Les réponses aux questions que nous posent le plus souvent nos clients dans ce domaine.

Comment joindre un avocat en urgence ?

Par WhatsApp, 24h/24 et 7j/7 : le bouton « Urgence pénale », présent sur toutes les pages du site, ouvre une conversation avec Maître Antonin Gravelin-Rodriguez. Pour un proche en garde à vue, indiquez son nom, le service qui le retient et l’heure du placement.

Peut-on choisir son avocat en garde à vue ?

Oui. Il suffit de donner son nom à l’officier de police judiciaire, dès le début de la mesure ou à tout moment ensuite. Un proche prévenu de la garde à vue peut aussi le désigner, sous réserve de confirmation par la personne. Si l’avocat ne peut venir dans les deux heures, un avocat commis d’office intervient.

Combien de temps peut durer une garde à vue ?

Vingt-quatre heures, prolongeables une fois de vingt-quatre heures par le procureur si l’infraction est punie d’au moins un an d’emprisonnement. Des régimes dérogatoires, notamment pour la criminalité organisée, autorisent des durées plus longues.

Faut-il accepter d’être jugé en comparution immédiate ?

Cela se décide avec l’avocat, au vu du dossier. Être jugé le jour même évite l’attente, mais laisse peu de temps pour préparer la défense. Refuser entraîne un renvoi de quatre à dix semaines, pendant lequel le tribunal peut ordonner un contrôle judiciaire ou une détention.

Comment obtenir une remise en liberté ?

Par une demande de mise en liberté adressée au juge d’instruction, qui la transmet au juge des libertés et de la détention s’il ne l’accorde pas lui-même (art. 148 CPP). Elle a d’autant plus de chances d’aboutir qu’elle s’appuie sur des garanties précises : hébergement, emploi, obligations proposées.

Le cabinet intervient-il en dehors de Paris ?

Oui. Le cabinet intervient depuis Paris devant toutes les juridictions répressives, en France comme à l’étranger, notamment en Afrique francophone. Les frais de déplacement sont prévus dans la convention d’honoraires.

Une question, une urgence ou un besoin d’accompagnement ? Contactez le cabinet pour échanger avec un avocat.
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